Ne l’obligez pas à vous rendre des comptes
À cet âge l’autonomie de votre enfant rime avec confiance. Si vous commencez à surveiller ses devoirs alors que vous ne l’aviez jamais fait avant, c’est comme si vous remettiez des petites roues à son vélo ! C’est très dévalorisant pour l’adolescent. Il va se dire qu’on ne lui fait pas confiance. Alors qu’en fait, pour les parents, c’est leur propre angoisse qui parle.
- Efforcez-vous donc de l’accompagner, et non de l’obliger.
Évitez de l’assommer sous mille conseils, laissez-le respirer
Contrairement à ce que vous pensez, vous n’êtes pas le/la mieux placé(e) pour donner des conseils méthodologiques. Les enseignants et une multitude de supports parascolaires sont là pour le faire.
Si votre ado vous en parle et seulement alors, vous pourrez lui suggérer de :
- Faire un planning de révisions alternant séances d’apprentissage et moments de détente
- Préparer des fiches et s’entraîner sur des annales en temps réel
- Varier les supports de révision: fiches, livres scolaires, applications mobiles, quiz, supports audio, vidéos, documentaires, etc.
Ne pas imposer vos manières de faire
Vos manières de travailler vous conviennent, mais ce n’est pas nécessairement le cas pour votre adolescent. « Moi, je faisais comme ça » est la phrase type qui agace la plupart des adolescents. Ils ont le sentiment que c’est quelque chose de très arbitraire, avec un mode impératif sous-jacent : « Fais des fiches », « Relis trois fois ton cours »…
Il vaut mieux dire, « Il y a différentes manières de travailler, est-ce que tu en as essayé certaines ? Laquelle te semble être la plus efficace pour toi ? »
Acceptez qu’il puisse refuser votre aide mais dites-lui qu’il peut toujours revenir vers vous s’il a le sentiment de piétiner.
Ne parlez pas d’éventuels échecs
À l’échelle d’une vie, qui se soucie de savoir qui a eu son bac du premier coup ? Personne.
Ne brandissez pas de menaces comme, « En travaillant comme ça, c’est sûr que tu vas dans le mur ! ».
Et si votre enfant est découragé ou exprime une crainte de type : « Je n’y arriverai jamais », « je vais redoubler »
Quelles que soient ses difficultés et ses résultats, restez po-si-tif/ve.
- « Aujourd’hui, tu fais tout ce que tu peux pour réussir. »
- Un jeune doit savoir que ses parents croient en lui, c’est important pour sa réussite.
Ses plaintes ne sont d’ailleurs souvent que des appels à un encouragement. Vous pouvez dire par exemple : « C’est normal d’avoir l’impression d’avoir tout oublié, ne t’en fais pas, si tu révises bien, tout reviendra devant ta copie. »
Et sachez éviter les révisions de dernière minute, trop souvent source de confusion.
Ne dédramatisez pas l’examen pour autant
Pour rassurer leur enfant, certains parents sont tentés de relativiser l’échec. De lui dire que s’il échoue, ce n’est pas si grave, qu’il repassera son examen l’année prochaine. Ce n’est pas du tout approprié car ce n’est pas le moment.
Mieux vaut éviter ce genre de poncif. Quel que soit le niveau de difficulté de l’examen préparé, gardez toujours à l’esprit que c’est important pour votre enfant.
Ne perdez pas confiance en vous
Les parents ressentent souvent de la culpabilité. Ils se disent inconsciemment : « Je suis un mauvais parent, donc mon enfant a moins de chances que les autres de réussir. »
Pourtant vous êtes un pilier sur lequel votre ado peut se reposer. Aussi, durant cette période cruciale, soutenez au mieux votre enfant, au lieu de le stresser davantage.
Conclusion
À chaque parent de trouver la bonne attitude pour être le meilleur accompagnateur possible et apaiser les peurs de son enfant. Il est important de ne pas reporter sur votre enfant les possibles traumatismes que cette période de la vie vous a infligés.
Pensez à vous placer plutôt comme un accompagnateur de choix durant cette phase. Durant cette poignée de jours précédant l’examen, acceptez de laisser votre enfant tranquille et de déléguer son apprentissage à un professeur particulier s’il ressent le besoin de se faire aider.
Pendant les épreuves, si un examen s’est mal passé, il faut encore le rassurer pour qu’il reste confiant et motivé pour la suite des épreuves et lui éviter ainsi de baisser les bras.
L’enjeu est de lui permettre de rester motivé pour travailler.