Pour avoir confiance, il faut croire que l’on peut progresser
Dans les années 2000, Carol Dweck, professeure à l’université américaine de Stanford, a découvert que les élèves ont deux façons opposées de se représenter leur propre intelligence.
D’un côté, il y a ceux qui la voient comme une donnée fixe, attribuée dès la naissance : leurs réussites comme leurs échecs sont pour eux le fruit de capacités innées.
De l’autre, il y a ceux pour qui l’intelligence est malléable, et la persévérance un moyen sûr d’obtenir des résultats.
On l’aura compris, les petits théoriciens de l’intelligence « fixe » ont davantage peur de l’échec et moins confiance en eux. Selon Carol Dweck, avoir un état d’esprit « de développement » aurait une incidence très positive sur la scolarité, mais aussi sur tous les aspects de l’existence : il permettrait de vivre une vie moins stressante et de s’accomplir davantage.
(Re)prendre confiance en soi, ça se travaille ! 6 bonnes pratiques pour avoir confiance
Il n’y a bien sûr pas de recette miracle, il s’agit surtout de mettre en place de petites actions au quotidien qui, mises bout à bout, feront bouger les choses :
Se fixer de petits objectifs, réalistes et atteignables
Prendre la parole en cours au moins une fois dans la journée, apprendre l’anglais avec 10 mots chaque semaine… Les atteindre permettra à votre enfant de prendre conscience qu’il peut agir sur sa scolarité et voir ses efforts récompensés, ce qui est la base de la confiance en soi.
Revoir ses méthodes d’apprentissage, gérer son temps
Un collégien qui doute est parfois un élève qui n’a pas appris à apprendre et qui, face à l’exercice ou au devoir sur table, ne parvient pas à mobiliser ses connaissances. Apprendre à s’organiser, à gérer son temps, à utiliser des techniques d’apprentissage qui fonctionnent, suffit souvent à améliorer ses résultats scolaires et à se remettre en confiance.
Lutter contre les pensées négatives
Encouragez une auto-évaluation bienveillante. Se féliciter pour ses réussites, et traiter ses échecs comme des occasions d’apprendre et de s’améliorer. On les chasse en se rappelant les moments où l’on a réussi et en n’hésitant pas à se dire « je suis prêt(e), je vais y arriver ! ».
Prendre une posture de confiance
La façon dont on se tient a une influence sur la façon dont on aborde une situation ou une tâche. C’est pourquoi, plutôt que de se recroqueviller comme on a tendance à le faire quand on a peur – ce qui ne fait qu’aggraver le problème –, il faut se redresser pour se sentir plus confiant(e).
Éviter de se comparer aux autres mais développer un soutien entre pairs
Prendre des points de comparaison par rapport à soi-même, des modèles qui vous inspirent…Le but c’est de se donner des axes d’amélioration pour agir. Créez des groupes de travail avec vos camarades pour vous entraider et vous encourager mutuellement. L’échange avec les autres peut être une source riche d’apprentissage et de renforcement de la confiance en soi.
Modifier son rapport à l’erreur
Afin de ne pas voir cette dernière comme un échec mais comme l’opportunité de trouver une solution, une nouvelle façon de faire qui permettra de réussir la prochaine fois. Ne pas hésiter aussi à faire le bilan des moments difficiles passés : ont-ils été aussi terribles que ce que votre enfant avait imaginé ? Ne lui ont-ils pas permis de progresser ?