Tout ce qu’il faut savoir sur le Grand oral
Les coefficients à connaître
L’épreuve est dotée d’un coefficient 10 pour les candidats de la voie générale et d’un coefficient 14 pour les candidats des séries technologiques. Elle représente donc un enjeu important, au même titre que les autres épreuves terminales.
Pour mémoire, les coefficients des autres épreuves terminales sont les suivants : 10 pour l’épreuve anticipée de français passée en première (écrit et oral), 16 pour chacune des épreuves de spécialités, et, pour la philosophie, 8 pour les candidats de la voie générale et 4 pour ceux des séries technologiques.
Comment se déroule l’épreuve du Grand oral ?
Elle dure 40 minutes en tout, avec 20 minutes de préparation et 20 minutes de passage
Temps de préparation. Le candidat présente au jury deux questions portant sur les enseignements de spécialité suivis en terminale. Ces questions, élaborées et préparées en amont par le candidat avec ses professeurs de spécialité, figurent sur un document officiel signé par les enseignants concernés et portant le cachet de l’établissement d’origine.
Le jury choisit une des deux questions présentées par le candidat. Celui-ci dispose alors de 20 minutes pour préparer son intervention. Il peut réaliser un support (des notes, un schéma, un graphique…) sur lequel s’appuyer pendant toute la durée de l’épreuve. Il pourra, s’il le souhaite, montrer ce support au jury.
Temps 1. À l’issue du temps de préparation, le candidat a 5 minutes pour présenter son exposé au jury ; il doit effectuer cette présentation debout et peut disposer du support élaboré pendant les 20 minutes de préparation.
Temps 2. Cette intervention est suivie d’un entretien de 10 minutes : le jury interroge le candidat (qui a maintenant le droit de s’asseoir s’il le souhaite) pour l’amener à préciser certains points ou à approfondir sa pensée. Les questions du jury peuvent également porter sur l’ensemble du programme des enseignements de spécialité concernés. Le but de cet échange est de vérifier la solidité des connaissances de l’élève ainsi que ses capacités d’argumentation.
Temps 3. Les 5 dernières minutes sont consacrées à un échange au sujet du projet d’orientation du candidat. Celui-ci explique le lien entre la question traitée et son choix d’orientation, expose les différentes étapes de la construction de son projet d’études (rencontres, engagements, stages, intérêt pour les enseignements communs, choix de ses spécialités, etc.) et indique la façon dont il compte le mener à bien après le bac. Le jury est ici attentif à la qualité de la réflexion personnelle et aux motivations du candidat.
Bon à savoir : le jury est composé de deux professeurs extérieurs au lycée du candidat, afin de garantir l’objectivité de son évaluation. Ces deux enseignants sont par ailleurs issus de disciplines différentes, l’un d’eux au moins étant en charge d’une des spécialités du candidat. Le second membre du jury peut être un professeur de l’autre spécialité du candidat ou d’un des enseignements communs ou un professeur-documentaliste. Le candidat ne sait pas à l’avance qui sont ces enseignants ni quelles disciplines ils enseignent. Il le découvre quand il rencontre le jury : celui-ci doit normalement se présenter avant de choisir une des deux questions proposées par l’élève.
Le temps de préparation de 20 minutes doit permettre au candidat de préparer la réponse à la question choisie par le jury, en se fondant sur le travail effectué en amont. Il peut aussi consacrer ce temps à la réalisation d’un support écrit, destiné à accompagner sa prise de parole.
Évaluation de l’épreuve
La performance du candidat est notée sur 20 points. La grille d’évaluation indicative communiquée par le ministère comporte cinq critères d’évaluation, chacun étant doté de quatre niveaux d’appréciation (« très insuffisant », « insuffisant », « satisfaisant », « très satisfaisant »).
Ces critères concernent :
- La qualité orale de l’épreuve, c’est-à-dire la capacité du candidat à utiliser sa voix pour capter l’attention de son auditoire (volume, débit, fluidité, variations et nuances pertinentes, etc.) et la richesse et la précision de son discours
- La qualité de la prise de parole en continu ; on évalue ici la fluidité, l’articulation et la clarté du discours ainsi que la qualité de la syntaxe
- La qualité des connaissances ; cet item concerne la solidité et la précision des connaissances du candidat mais aussi sa capacité à les mobiliser spontanément pour répondre de façon développée aux questions posées
- La qualité de l’interaction avec le jury, c’est-à-dire l’engagement du candidat dans la communication, la pertinence de ses réactions et la richesse de l’échange qui en résulte
- La qualité et la construction de l’argumentation : une prestation satisfaisante doit proposer une démonstration structurée et appuyée sur des arguments précis et pertinents.