Multiplier les entraînements et la pratique
Il faut profiter de la moindre occasion lors de son travail scolaire ou de ses révisions pour s’entraîner à l’oral et réussir son baccalauréat.
Lire à voix haute des passages de ses livres ou de ses manuels.
Cela permet de travailler l’élocution, l’intonation, tout en consolidant la compréhension et la mémorisation. Bien sûr, se proposer pour lire en classe est aussi un moyen peu coûteux de s’entraîner et de gagner en assurance.
Jouer au prof.
Tenter de présenter un cours à voix haute de façon fluide, comme un enseignant, est en outre un excellent moyen pour le mémoriser. Le faire face à un miroir, s’enregistrer ou se filmer permettra de percevoir ses défauts de « forme », et d’y remédier (problèmes éventuels d’articulation, de volume sonore, de prise de distance par rapport aux notes, de gestuelle).
Parler anglais (ou espagnol, ou allemand…) à son chat
Il faut aussi se préparer aux oraux de langue ! Par ailleurs, pour le Grand oral, si la question traitée porte sur la spécialité langues, les deux premiers temps de l’épreuve peuvent se dérouler dans la langue vivante concernée, si le candidat le souhaite. On peut donc s’amuser à parler à la maison (pas uniquement avec son chat…) dans les langues apprises au lycée, pour que les mots viennent plus naturellement.
Débattre
Communiquer le plus souvent possible, saisir les occasions d’exprimer ses idées, son point de vue (en argumentant bien entendu). Il n’y a pas qu’en classe qu’on peut le faire.
Tester les « virelangues ».
Les virelangues sont des phrases difficiles à prononcer que l’on répète pour apprendre à bien articuler à l’oral. Par exemple : « Qui crut croquer une crevette crue croqua une croquette craquante », « Natacha n’attacha pas son chat qui s’échappa, Sacha se fâcha » ou « je veux et j’exige d’exquises excuses ».
Soigner les répétitions avant le jour J.
Une intervention se répète autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que tout semble suffisamment naturel et fluide. Solliciter un « public test » ou se filmer est un bon moyen de voir ce qu’il faut encore travailler, qui doit concerner le fond mais aussi la forme : le regard, la posture, les gestes, les expressions faciales, les silences… Un professeur particulier peut aussi vous entrainer chez vous.
Anticiper l’entretien.
Un entretien, où il s’agit de répondre en direct aux questions d’un jury, ne peut, malgré les apparences, laisser place à l’improvisation. Comme pour toute activité, on n’arrive à un bon niveau qu’avec un entraînement régulier. Autrement dit : y aller « au talent », c’est le meilleur moyen d’échouer. Un soutien scolaire pendant l’année de terminale peut aider à prendre confiance.
Se lancer à l’oral
Avant le jour J, il existe bien des occasions pour pratiquer la prise de parole en public : prendre la parole en cours dès qu’on n’a pas compris quelque chose, plutôt que de garder ses questions pour soi par peur de paraître stupide, est une première et excellente habitude à prendre.
Ne pas hésiter à répondre aux questions posées par l’enseignant en est une seconde : on peut procéder par étapes si on est timide, en commençant par participer quand le prof pose des questions simples auxquelles on peut répondre en une seule phrase. Puis, quand une fois les premières craintes dissipées, tenter de répondre plus longuement.
Affronter enfin son public constituera la dernière étape du parcours : il faudra penser le jour J à respecter les règles élémentaires d’un oral d’examen : être à l’heure, soigner son apparence, faire preuve de courtoisie – saluer, sourire – et de naturel, bref, se montrer ouvert et à l’écoute !