La seconde langue la plus demandée n’est pas l’espagnol, même si près de 3/4 des élèves l’ont choisi en deuxième langue, c’est en fait l’allemand. L’espagnol, l’italien, le russe viennent ensuite, mais le pourcentage d’offres d’emploi exigeant l’une de ces langues est faible car contrairement à l’anglais, seules quelques fonctions dans l’entreprise nécessitent leur pratique.
Le chinois (mandarin) connaît depuis quelques années un intérêt croissant dans les collèges et lycées, mais il reste assez peu demandé dans les offres d’emploi. Étant une langue très difficile à maîtriser, ce sera néanmoins un atout très différenciant si vous postulez pour un travail en relation avec la Chine.
« Where is Brian ? Brian is in the kitchen ! », cette phrase, innocente à première vue, est devenue iconique en ce qu’elle a longtemps été représentative, ne nous le cachons pas, du niveau moyen des Français en anglais, et plus généralement en langues étrangères. Cela dit, est-ce pour autant si important sur le CV d’un français qui ne veut pas forcément travailler à l’international ? La réponse est oui !
Aujourd’hui, les recruteurs considèrent cet atout comme fondamental et s’en servent volontiers pour différencier les CV qui seraient par ailleurs similaires. Même si la France est derrière les pays nordiques ou l’Allemagne dans ce domaine, les offres d’emploi incluent souvent une langue étrangère comme prérequis.
Et les salaires proposés pour un même type d’emploi sont en moyenne plus élevés lorsque le salarié doit maîtriser une langue étrangère.
Alors oui, continuez à progresser en langue car les traducteurs instantanés ne sont pas prêts encore à remplacer l’échange linguistique entre deux personnes et les recruteurs sont encore loin d’abandonner l’idée du bilinguisme comme atout professionnel.
Être nul en anglais peut enfin être tout au long de sa vie source de souffrance, par exemple au travail. Ces lacunes sont difficiles à assumer dans de nombreux secteurs, où la maîtrise de la langue de Shakespeare est devenue obligatoire. Essayez donc d’éviter ces grands moments de solitude.
En guise de conclusion
Si l’on en croit Gregg Roberts, spécialiste des langues et du bilinguisme au Département d’Éducation de l’Utah, « le monolinguisme est l’analphabétisme du 21e siècle ». Il n’a pas vraiment tort car aujourd’hui la majorité des populations sont bilingues.
Est-il suffisant alors d’avoir quelques notions pour baragouiner 2-3 mots avant de rapidement basculer sur Google Translate ou sur une appli qui va automatiquement traduire vos textos ou vos emails ?
Non, non, non ! La France, par le passé, n’a pas souvent valorisé les langues étrangères, c’est la raison pour laquelle elle a accumulé dans ce domaine bien du retard. Mais des progrès ont été réalisés.
À vous maintenant de renforcer vos atouts en développant des compétences linguistiques dans une ou plusieurs langues pour booster votre carrière. Cela permettra d’accéder à des postes avec plus de responsabilités, avec une rémunération plus élevée et également des perspectives internationales.
Et il n’est jamais trop tard. Si vous trouvez votre niveau en langue un peu faible et que vous avez besoin d’ajouter des atouts à votre CV, fixez-vous un objectif pour l’année prochaine et lancez-vous !
Favorisez des rencontres avec des étrangers, préparez un examen ou une certification, consommez films et podcasts en VO, lisez les livres dans leur langue originale… Tout est bon pour apprendre une langue qui vous mènera aussi, et c’est d’une importance majeure, à une plus grande tolérance vis-à-vis de cultures diverses, tolérance dont nous avons bien besoin aujourd’hui.